Archive pour 'Un peu d’histoire…'

les poils

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Compagnon de l’homme depuis qu’il est homme, le poil est source de bien des interrogations. Symbolisant l’animalité pour les uns, la pudeur pour les autres, il peut être porteur de divin ou gage de pureté.

Ces poils, que certains vénèrent et que d’autres abhorrent, sont des alliés précieux de notre métabolisme. Ce sont des antennes qui indiquent à notre peau le chaud ou le froid. Celle-ci, ainsi informée, va réagir aux variations de température en se contractant ou en se détendant. Les poils ont également un rôle protecteur des parties les plus sensibles de notre anatomie. Par exemple, les poils du nez et des oreilles filtrent les impuretés. Depuis la nuit des temps, les civilisations ont tenté d’éloigner le poil, symbole d’animalité, en le domestiquant.

A Babylone, les rois et reines se faisaient épiler le menton afin d’y coller un postiche de barbe, attribut des dieux. Utilisant une pince à épiler en bronze et une crème dépilatoire - mélange de cire, eau, sucre cuit et citron.

En Chine, bien avant notre ère, les femmes s’arrachaient les poils des sourcils, les remplaçant par un trait de crayon noir, considéré comme plus gracieux.

Il y a plus de 3 000 ans, le pharaon Ramsès III imposa à son harem l’épilation intégrale. Tandis que dans la Grèce antique, les barbiers pratiquaient l’épilation à domicile.

A Rome, les jeunes gens de la bonne société se faisaient épiler les jambes, les plus raffinés n’hésitaient pas à se faire retirer les poils sur tout le corps. Diverses techniques étaient alors utilisées : la coquille de noix incandescente, la résine de pin ou le sang de chauve-souris pour raser les sourcils. Ces recettes perdurent jusqu’au Moyen Age. La chute de l’Empire romain permettra aux poils de retrouver leur place sur les corps occidentaux.

Avec les croisades, les Occidentaux découvrent des techniques d’épilation venues d’Orient et d’Afrique : des cires douces et des gommes naturelles. Les femmes ont pour habitude de s’épiler le visage, dégageant ainsi un front immense, signe que l’humain s’éloigne de l’animal. Elles utilisent pour cela du sang de grenouille ou de la cendre mélangée à du vinaigre.

L’épilation pubienne est alors une nouveauté venue d’Orient, très appréciée par les femmes de la noblesse.

Les poils de barbe symbolisent la marque des dieux, les rois portent donc la barbe. Au Moyen Age, par exemple, un souverain vainqueur coupe la barbe de son homologue vaincu, pour l’humilier.

Jusqu’au XIXe siècle, on s’épile essentiellement le visage. Au début du XXe siècle, l’apparition des bains de mer et le port de vêtements plus courts vont remettre au goût du jour l’épilation des jambes, des aisselles et du maillot.

Aujourd’hui, la mode du pubis sans poil est de retour. Le goût pour cette pratique porte un nom savant : l’acomoclitisme.

Rasé ou abondant, assumé ou non, le poil reste un symbole fort de virilité. Signe de l’asservissement ou de l’épanouissement de la femme, il est à noter que plus une civilisation se veut raffiner, plus elle croit devoir s’éloigner du poil.

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